Pratiquer la lecture longue en spécialité Humanités, littérature et philosophie Académie de Normandie - Lettres - Académie de Normandie

Pratiquer la lecture longue en spécialité Humanités, littérature et philosophie Académie de Normandie

L’inspection propose dans cet article un ensemble de ressources académiques illustrant les pratiques de lecture longue pour développer les compétences de réflexion et d’interprétation des élèves.

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Le groupe de travail Humanités, Littérature et Philosophie de l’académie de Normandie s’intéresse depuis deux ans à la question de la lecture de livres ou d’extraits longs dans cette spécialité. Les enseignants engagés dans cette réflexion constatent que cette pratique permet de s’extirper d’une pratique scolaire très majoritaire dans les classes, quelle que soit d’ailleurs la discipline : la lecture d’extraits. Cette lecture morcelée ne suffit pas quand l’on souhaite accéder à la complexité et à la richesse d’une pensée, celle de l’auteur. Or, la spécialité HLP est justement un espace et un temps privilégié pour approfondir sa réflexion en la nourrissant de ses lectures.
Le groupe de travail fait également le pari que la lecture d’œuvres et de passages plus longs facilite l’entrelacement des thèmes du programme et l’approche disciplinaire, lorsque les textes sont partagés par l’enseignant de lettres et celui de philosophie.

Nombreuses sont les œuvres évoquées dans les expérimentations présentées qui se situent au carrefour de deux ou plusieurs thématiques, qu’il s’agisse des dystopies 1984 de George Orwell et 2084 : la Fin du monde de Boualem Sansal, des Rêveries du promeneur solitaire de Rousseau ou encore de L’Île haute de Valentine Goby. Elle peut aussi favoriser une élaboration collective du sens, grâce à des échanges plus ou moins formalisés allant jusqu’au cercle de lecture ou au colloque, comme le montrent les expérimentations présentées ici, et permettre de faire une véritable place à une prise de parole à la fois informée, argumentée, nuancée et personnelle.

Parmi les expérimentations présentées, certaines rappellent aussi que l’expérience de lecture est d’autant plus marquante et enrichissante qu’elle devient « événement », comme le recommande Bénédicte Shawky-Milcent dans La lecture ça ne sert à rien, qu’il s’agisse d’une visite en librairie ou d’une rencontre avec un auteur.

Les questions que s’est posées le groupe de travail normand sont les suivantes :
 comment faire lire des œuvres longues en français et en philosophie ?
 comment garantir une appropriation personnelle des œuvres ?
 comment préparer à la question d’interprétation et à l’essai en dépassant l’approche strictement méthodologique ?